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Ça va partir en Vril à Concrète

Ça va partir en Vril à Concrète

Tous les bons fans de techno ont déjà entendu parler au moins une fois de l’excellent label techno Dystopian dont l’une des figures les plus éminentes est l’un de ses fondateurs, le berlinois RØDHÅD. Bonne nouvelle, il joue ce soir à Concrete pour une nuit sous l’étendard Dystopian et sera accompagné de VRIL, Kobosil et la germano-libanaise Nur Jaber.

A cette occasion, on a eu la chance de pouvoir poser quelques questions au talentueux VRIL performer magistral et figure de Giegling, l’un des labels allemands les plus secrets et les plus scrutés des 2-3 dernières années. Très rare en interview il s’est prêté à l’exercice pour PWFM.

PWFM – Quelle est ton opinion sur la montée en puissance de la scène techno ?
J’ai commencé à en faire partie dans les années 90 et c’est très agréable de voir l’ampleur qu’elle a désormais.

PWFM – Ton label Giegling et toi-même avez toujours été assez discrets, est-ce une manière de te protéger toi et ta musique dans une ère de l’hyper communication ?
En fait, il s’agissait surtout de mettre en avant la musique plus que moi. Une démarche qui trouve encore plus de sens aujourd’hui quand on voit toutes les têtes qu’on met en avant pour promouvoir la musique. Mais de toute façon, les gens me voient jouer tous les week-ends donc mon identité n’est plus tellement un secret.

PWFM – Le web social et les nouveau outils de production de musique ont permis l’émergence de nouveaux talents d’une façon qu’il n’aurait pas été possible il y a une vingtaine d’années, qu’est-ce que tu en penses ?
Du bon et du moins bon, c’est vrai qu’on peut trouver de bonnes choses plus facilement. Mais on voit aussi qu’il y a beaucoup de musique un peu vide de sens qui sort.

PWFM – Sur quel jeune talent aimerais-tu mettre un coup de projecteur ici ?
His Masters Voice

PWFM – Comment ton succès international a-t-il changé ta vie ?
Ma vie a beaucoup changé bien sur. J’adore voyager et jouer mes lives mais il ne faut pas sous-estimer l’énergie que cela peut parfois demander.

PWFM – Où trouves-tu ton inspiration pour ta musique ?
Je suis inspiré par les machines, le dub et beaucoup de choses.

PWFM – Quel est le parfait état d’esprit pour la scène techno selon toi ? (du côté artistes et du côté public) ?
Être là juste pour la musique.

PWFM – Est-ce que tu aimes toujours aller en club juste pour écouter ? Et as-tu en tête une performance récente qui t’aurait impressionné ?
J’adore les clubs. J’ai vu beaucoup de performances très solides mais je ne m’en souviens pas d’une en particulier.

PWFM – Tu fais surtout des performances lives, qu’y préfères-tu à la différence du DJ set ? 
Je pourrais aussi faire des DJ sets mais jouer ses propres chansons d’une manière différente à chaque live est quelque chose d’assez fou et unique qui me convient parfaitement. Bien sûr j’essaie d’agrémenter dès que je le peux mes lives de nouvelles chansons. Mais les DJ sets peuvent quand même avoir cette même intensité si tu réussis à trouver celle avec lesquelles tu es en bonne harmonie.

PWFM – Pourrais-tu nous donner 2-3 albums techno que tu recommanderais à un nouvel arrivant dans le monde techno ?
Trop impatient pour écouter des albums techno.

PWFM – Quels conseils donnerais-tu à de jeunes producteurs qui voudraient faire de la musique leur vie ?
C’est important d’avoir un feeling intime avec cette musique, peu importe le matériel ou le programme que tu utilises pour la réaliser.

PWFM – Un mot, une phrase de conclusion ?
“Who does not seem to fit into this world is close to find himself. »* (Hermann Hesse)
* « Celui qui semble ne pas avoir sa place dans ce monde est proche d’enfin se trouver »


C’est donc par ici qu’on se retrouve ce soir !

Des places sont également à gagner dans notre agenda !

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