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Interview components with Arnaud Rebotini

Interview components with Arnaud Rebotini

A l’occasion de sa belle prestation à Rock en Seine, Arnaud nous a accordé un peu de temps pour parler de ses derniers projets et notamment de la superbe bande-son qu’il a composé pour le magnifique film 120 battements par minute que nous vous recommandons très très fortement d’aller voir.

 

PWFM : Quels sons es-tu allé chercher pour ce Live ?

Arnaud Rebotini : C’est mon Live que je tourne en ce moment, donc il y a de nouveaux morceaux comme des morceaux plus anciens.

PWFM : Où es-tu allé les enregistrer ?

AR : Chez moi. Enfin à mon studio, pas vraiment chez moi…

PWFM : On vient souvent te voir dans une ambiance plus intimiste pour être à l’écoute de ta musique. Il y a un an tu étais aux Solidays, aujourd’hui tu es à Rock en Seine, comment as-tu vécu cette expérience ?

C’est toujours hyper cool les grands festivals, il y a toujours beaucoup de monde, l’énergie est un peu particulière.

PWFM : Ta démarche est totale, comment te l’es-tu construite ?

AR : Je ne sais pas tellement, ça vient de l’envie de faire des concerts et de créer un show qui soit un petit peu personnel.

PWFM : Mercredi dernier, Robin Campillo a sorti son troisième film 120 battements par minute sur une génération marquée par le SIDA.

AR : Il n’y a pas une génération marquée par le SIDA, il existe toujours, ce sont des gens qui ont lutté pour qu’on parle du SIDA et qu’une vraie prévention soit menée aussi bien pour les gays, les lesbiennes, les toxicos et les hétéros. C’est important de le dire : c’est un débat qui est toujours d’actualité.

PWFM : Quels sont les enjeux pour toi quand tu composes au cinéma ?

AR : De plaire au réalisateur, c’est le deuxième film que je fais avec Robin, on commençait à se connaître un peu et il a des attentes, c’est lui le boss. Et contrairement à un album solo où c’est moi qui décide de tout, c’est Robin qui décide de combien de temps de musique il veut mettre dans son film, de quelle musique et de quel genre. Il vient me voir sachant que je sais faire un certain nombre de créations donc ma démarche est qu’il soit pleinement satisfait.

PWFM : A la fin du film, on voit ces panneaux sur lesquels il est marqué le silence c’est la mort, ça t’évoque quoi comme slogan ?

AR : C’est le slogan d’Act UP justement parce qu’à cette époque-là on ne parlait pas du SIDA parce qu’on pensait que c’était une maladie marginale et on ne voulait pas la laisser dans la marge c’est-à-dire des homos, des toxicos, des prostituées et se taire c’était ne pas dire aux gens qu’il faut se protéger et que c’était mortel. C’est un slogan très fort, c’est difficile de le situer par rapport à un morceau.

PWFM : Quels sont les trois conseils que tu donnerais à de jeunes compositeurs pour percer et être repérés ?

AR : Bon courage ! Je n’aimerais pas recommencer maintenant. De manière classique, d’avoir une personnalité à eux, un minimum de sincérité et puis de savoir s’entourer.

PWFM : Est-ce qu’il y aurait un ou deux jeunes talents que tu aimerais mentionner ?

AR : J’ai sorti sur le label un pianiste qui s’appelle Fabrizio Rat qui joue dans un ballet contemporain une sorte de techno à base de boîtes à rythmes et de synthétiseurs. Un gars que je trouve formidable. On s’est rencontrés à ce ballet, nous avons sympathisé et j’ai cru en lui.

PWFM :Pourquoi avoir choisi le titre Désillusion pour ton album ?

AR : Ce n’est pas moi qui ai choisi le nom de ce maxi. C’était par rapport à la vidéo pour lequel il a été créé avec H5. J’ai décidé de garder ce nom-là.

PWFM : Quels sont tes prochains projets ?

AR : Je sors un maxi sur un nouveau label qui est assez EBM, dark et violent, et je prépare sans doute un nouvel album.

Merci Arnaud pour ton temps, et à très vite, on l’espère !


Arthur Labarre

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