Chroniques

My Name Festival is – 2017 edition

My Name Festival is – 2017 edition

L’équipe PWFM en la personne de Marianna est allée fouler le sol du nord de la France à l’occasion du Name Festival. Petit retour sur ce week-end musical !

Le premier weekend d’octobre se tenait la 13ème édition du Name festival, occasion parfaite pour explorer la métropole lilloise et de s’adonner à la danse le temps d’un weekend. Après une arrivée tardive le vendredi et une vingtaine de minutes de trajet jusqu’à la Condition Publique, nous rejoignons enfin le lieu des festivités et quelques amis. Le bâtiment est majestueux, aux volumes impressionnants et avec une grande hauteur sous plafond qui convient si bien à ce type de soirées, ce qui ne l’empêche pas de grouiller d’une foule de gens plus ou moins jeunes et plus ou moins éméchés. Le temps de se frayer difficilement un chemin, on se dirige vers la scène où Frank Wiedemann et Kristian Beyer, plus connus sous le nom commun de Âme, présentent leur live-dj set hybride. Rompus à l’exercice (ils ont officié sous le nom de A Critical Mass pendant quelque temps avec leurs deux associés Dixon et Henrik Schwarz dans un format de live à 8 mains) et malgré l’attention toute particulière que requiert ce type d’exercice dont les enchaînements peuvent s’avérer délicats, les deux amis s’en sortent à merveille et laissent place à un Laurent Garnier en grande forme qui fête ses 30 ans de carrière ce weekend là. Accueilli comme un prince, l’habitué du Name embrase la salle et réjouit ses fans ; il finira le weekend en enflammant le Rex comme vous pouvez le lire ici. Curieuses, on décide d’aller voir le closing de Len Faki que nous n’avions pas vu depuis 3 ans et finissons par rester dans la salle, charmées par la techno mentale mais mélodieuse qu’il nous sert, a contrario de son style habituel plutôt musclé et linéaire. Le temps de se déverser avec le reste de la marrée humaine dans les rues de Roubaix et partir en quête d’un transport, la nuit est déjà finie et le jour se lève sur le ciel nuageux.

Laurent Garnier par Jacob Khrist

Samedi, pas de main event, le Name ayant fait le pari de mettre l’accent sur le vendredi et le dimanche. Pari intéressant et choix qui s’avère judicieux, permettant de se reposer et de profiter de la journée pour faire un tour dans la ville. Main event mis à part, les festivaliers disposaient tout de même d’un panel d’activités assez large, avec entre autres le Name by day a la Gare Saint-Sauveur. L’événement accueillait Rancido, BOg, Alessio Pagliaroli et Giorgia Angiuli, qui s’est faite remarquer avec ses lives combinant musique et chant et surtout son utilisation de gadgets farfelus et de jouets comme instruments, et dont la performance inhabituelle séduit un public intergénérationnel regroupé dans la petite salle remplie à craquer. Au programme également la masterclass Ableton avec Maxime Dangles pour les producteurs plus ou moins chevronnés, et le soir, la soirée Performance au Tri Postal avec les londoniens Jonny Woo & A Man To Pet.

Dimanche, après avoir profite de quelques rares rayons de soleil, nous arrivons pendant le set d’APM 1000 qui se tient dans la salle plus “techno”de l’avant veille. La condition de Roubaix s’est vidée de la marée humaine de vendredi soir, et bien que la salle soit déjà bien remplie y circuler devient moins complexe. Une techno deep résonne entre les murs, et sur l’écran derrière le booth sont projetées des photos, simples portraits légendés des pays dont proviennent les modèles amateurs, tous issus d’horizons différents mais au regard rempli d’humanité. Automatiquement le ton est donné et une ambiance lourde de spiritualité plane, de bon augure pour le set de Dixon qui excelle dans ce domaine. Le temps de s’approvisionner et de retrouver quelques amis, on se retrouve au premier rang pour Recondite. Le live du bavarois aux sonorités reconnaissables installe une atmosphère plus sombre, entre nouvelles productions et morceaux qui ont fait sa renommée sur les dernières années. Le public semble également plus âgé et plus détendu que vendredi, charme tout particulier des soirées-journées du dimanche. Enfin Berkhan, couronné trois années de suite comme meilleur DJ par Resident Advisor, et ce malgré les détracteurs de son style émotionnel, arrive. Grande amatrice à cause de sa palette extrêmement variée allant du breakbeat/free jazz qu’il jouait à ses débuts dans les années 90 à la deep-dub house, en passant par les musiques ethniques, la techno mentale et saccadée, et même les morceaux synthpop-esques et l’ambient, mais également à cause de sa capacité à raconter des histoires et à varier du tout au tout tout en gardant une cohérence, je reste subjectivement sur ma faim. Le berlinois livre une performance de 3 heures, somme toute assez linéaire et manque de me surprendre, bien que ne manquant pas de me faire danser sans relâche, mais le public et mes amis semblent y trouver leur compte.
Quelques kicks plus tard et c’est déjà la fin du weekend ainsi que celle du Name Festival, et il semblerait que cette fois-ci le nombre 13 soit porte bonheur.

Jacob Khrist

Marianna


Toutes les photos de cet article sont l’oeuvre de Jacob Khrist. Vous pourrez retrouver l’album complet ici

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