Interviews collectifs et labels

Quelques questions à … Minitel Records et Robert Quester

A l’occasion de la sortie du dernier EP de Robert Quester « Into The Light » sur Minitel Records, PWFM a interviewé l’artiste ainsi que les 2 fondateurs du label, Arsonye et WARNG.

 

Quelques questions à… Minitel Records

PWFM-Minitel-Records-Robert-Quester-Into-The-Light

PWFM : Qui êtes vous et que faites vous au sein du label ?

Martin (aka Arsonye) et Charles (aka WARNG), producteurs originaires de Tours. Nous sommes les deux fondateurs du label. Pour ce qui est des fonctions, Charles s’occupe plutôt de la partie « artistique » et Martin se charge plus de l’envers du décor (administratif, trésorerie, contrats).

 

PWFM : Quand et comment est né le label ? Qu’est ce qui vous a poussé à créer Minitel Records ?

Martin et Charles : Ça fait plusieurs années qu’on fait de la musique chacun de notre côté tout en s’échangeant nos idées, nos points de vue, entre autres. On avait envie de mettre en commun nos projets donc on a sorti quelques titres en tant que duo et puis on s’est dit qu’un label nous aiderait à promouvoir notre musique mais également celle d’autres producteurs. On a créé Minitel Records début 2016, le label est donc encore frais, mais son évolution nous motive beaucoup.

 

PWFM : Quelle est l’identité musicale du label ?

Martin et Charles : Musicalement on est influencés par les années 80 et 90, au-delà d’un style en particulier, c’est plus les sonorités, les mélodies, le groove de cette époque qui nous plaisent. Ce sont des sonorités qui nous rappellent notre enfance et les vinyles de nos parents.

Nos sorties tournent quand même autour de plusieurs styles : la synthwave, un style très cinématique et qui évoque immédiatement les 80s/90s, mais aussi et ce de façon plus binaire, la techno kitch et la house qui grésille.

 

PWFM : Pourquoi ce nom ? Pour nous rappeler vos influences des années 1980/1990 ?

Martin et Charles : Evidemment, quoi de plus représentatif que le Minitel pour évoquer cette période ? Une prouesse technologique made in France, la « french touch » de l’époque ! Le nom évoque tout de suite cette période. Pas forcément à l’étranger puisque le Minitel ne s’est pas bien exporté mais on travaille beaucoup sur nos visuels pour faire en sorte que même à l’étranger le nom de Minitel évoque un certain style.

 

PWFM : Qui sont les artistes signés chez Minitel ? Pouvez-vous choisir une track de chaque artiste qui selon vous le définit le mieux ?

Martin et Charles : Alors on est tous les deux sur le label (Warng et Arsonye), il y a Stilz, un producteur de synthwave Canadien qui a sorti un de ses meilleurs EPs sur notre label l’été dernier (Haute EP), Robert Quester, producteur assez insolite, originaire de Cologne, lui il fait des rythmes de house/techno avec des sonorités très rétro et c’est tout ce qu’on aime ! Et enfin, Billy Mays Band, producteur de Strasbourg, entre électro et synthwave, qui a fait un super tube « Kurzweil » sur notre compilation sortie en septembre dernier (Sampler 001).

Petite sélection :

 


 

 


 

PWFM : 3 mots pour définir Minitel Records ?

Martin et Charles : Rétro, Binaire, Qualité

 

PWFM : Quelles sont vos inspirations ? Au niveau artistes et labels ?

Martin : Voyage recordings (Andy Hart, Harvey Sutherland entre autres), il y a une grande cohérence dans leurs sorties et de leur image. Au niveau des artistes, je suis un grand fan de Ross From Friends, j’aime beaucoup Palms Trax et Adryiano. Et d’autres influences plus Pop, tout ce qui s’est fait en UK dans les 80s et 90s : Tears for Fears, Pet Shop Boys, Sade, Wham, Bronski Beat. Après, une de mes inspirations depuis une dizaine d’années c’est Pharrell Williams, je pense qu’il a pas mal participé à redéfinir le métier de producteur de musique. Il touche à tout et à chaque fois c’est réussi. Ce qui est génial c’est qu’à chaque fois qu’il produit un nouvel artiste, il apporte quelque chose de nouveau mais il fait en sorte qu’on reconnaisse sa « patte » à tous les coups.

Charles : Mon modèle ultime c’est Ed Banger, c’est très gros comme label, mais ce que j’apprécie c’est que Busy P et So Me suivent une ligne artistique qui est toujours super élégante, et ils n’en dévient pas. Concernant les artistes, je suis fan d’Underworld depuis le début de mon d’adolescence, j’aime également beaucoup Wild Planet. Et puis tous les gros noms de la techno/electro française, Etienne de Crécy, Daft Punk (évidemment), David Carretta, Alan Braxe, Fred Falke, Justice, etc. En fait j’écoute un peu de tout, mais de manière très sélective, si un artiste arrive à me faire ressentir quelque chose ça me suffit. Donc ça inclue la pop (des années 80 à aujourd’hui, Pet Shop Boys, Véronique Jeannot, Chairlift, Radiohead, etc), le rap, le métal (j’ai été batteurs dans plusieurs groupes). En ce moment j’ai un énorme faible pour Roosevelt et pour Drab Majesty.

 

PWFM : Une sortie qui représente particulièrement bien le label ?

Martin et Charles : Sampler 001, qui rassemble un morceau de chaque artiste de notre roster.

 

PWFM : Si vous deviez n’écouter plus qu’un track pour le restant de vos jours, ce serait lequel ?

Charles : Telepopmusik – Breathe

Martin : N.E.R.D. – Am I High

 

PWFM : Pour en revenir à l’EP de Robert Quester : pourquoi avoir signé cet artiste chez vous ? Qu’est ce qui vous a plu chez lui ?

Martin et Charles : Ruben (Robert Quester) avait sorti un EP (Fruits EP) avant qu’on tombe sur ce qu’il fait, et quand on a écouté on a tous les deux tout de suite dit « il faut absolument qu’on le contacte ». Le morceau qui nous a particulièrement décidés c’est « Appletree », qui est génial. Donc on lui a envoyé un mail et ça s’est fait tout seul, il est très cool et ouvert, le projet lui a plu.

 

PWFM : 3 mots pour définir l’EP « Into the light » ?

Into : Dans

The : La

Light : Lumière

→ Dans La Lumière.

Plus sérieusement, on peut parler de mélancolie, de réflexion sur soi-même et sur ce qui nous entoure.

PWFM : Un mot sur PWFM ?

Martin: C’est un projet que je suis attentivement depuis quelques mois, j’écoute de temps en temps la web radio sur le site web. C’est toujours bien, surtout en tant que label et en tant que producteur, d’avoir ce genre de canaux qui diffusent de la musique « indé » !

 

Quelques questions à… Robert Quester

 

Robert Quester

 

PWFM : Quand as-tu commencé à produire et comment est né ton projet ?

Robert Quester: J’ai commencé à produire quand j’avais 13 ou 14 ans. J’étais un ado et je faisais des beats de hip hop pour un ami. J’ai ensuite vite realisé qu’il y avait des milliers de façon de créer de la musique et ça m’a progressivement conduit vers la musique électronique. J’ai toujours adoré la house et la techno et j’ai donc commencé à en produire beaucoup. Mais en même temps j’étais vraiment ouvert à tous les genres. Donc j’avais ces tracks sous le pseudonyme “Robert Quester” qui trainaient sur mon ordi, et j’ai décidé de les faire écouter à quelques amis.  Ils ont vraiment aimé et m’ont en quelque sorte poussé à les mettre en ligne, et je suis bien content de l’avoir fait.

 

PWFM : Comment définirais-tu ta musique ?

Robert Quester: Très difficile de parler en termes de genres. Ce qui compte vraiment pour moi c’est les émotions et l’ambiance transmises. Si j’écoute une track et qu’elle me fait sentir comme si j’étais dans un autre monde et que je suis vraiment dedans – alors je peux m’y connecter, et ça me rend heureux si les autres ressentent la même chose que moi en l’écoutant.

 

PWFM : 3 mots pour définir l’EP?

Robert Quester: Nature – Souvenir – Amour

 

PWFM : La pochette a t’elle une signification particulière ?

Robert Quester Into The Light

Robert Quester: La pochette a été faite par l’artiste Rhody Chan, c’est Minitel qui me l’a présenté. J’adore vraiment la pochette et la façon dont elle corresponds aux tracks de l’EP. D’ailleurs, vous devriez vraiment regarder les autres oeuvres de Rhody Chan !

 

PWFM : Est ce que tu cherches à véhiculer des émotions particulières à travers cet EP ? Une envie de raconter une histoire ?

Robert Quester: Faire de la musique est en quelque sorte ma façon de faire face aux émotions et aux sentiments. Je n’ai pas essayé de véhiculer une émotion particulière à travers cet EP. J’ai en fait plutôt essayé de transmettre l’ambiance que j’ai ressenti quand j’ai produis ces tracks, avec leur groove naturel, et un sentiment un peu tribal.

 

PWFM : Quel matos utilises tu ?

Robert Quester: Un Roland ju-06, un vieux lecteur de cassette et mon ordi !

 

PWFM : Quand as tu signé chez Minitel Records et qu’est ce qui te plait dans leur vision ?

Robert Quester: Martin m’a envoyé un message l’année dernière sur mon Soundcloud, et vous connaissez la suite. J’aime la façon dont Martin et Charles gèrent leur label et je suis vraiment content de travailler avec eux ! C’est vraiment des gars cools et Minitel est un super label.

 

PWFM : Un track qui te définit assez bien ?

Robert Quester: Très difficile comme question ! Je peux penser à des milliers de chansons avec lesquelles je me suis senti connecté. Je pense que ça dépend surtout de la situation dans laquelle on écoute une chanson. Donc, juste pour en nommer une, je vous encourage à donner une chance à celle-ci :

Et pour finir en beauté, le fameux EP Into The Light :

 

Roxane

ON AIR sur PWFM
Podcast Johnny Saucepiquante Podcast Vakarm PODCAST Mila Dietrich
Badaboum Airlines

Newsletter