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Rouen brille avec le Festival Lucien

Rouen brille avec le Festival Lucien

Il en faut beaucoup pour motiver le parisien que je suis à s’aventurer en dehors du périphérique intérieur. Alors pour le convaincre de se déplacer jusqu’à la ville aux cent clochers (c’est en Normandie quand même), il faut se lever de bonne heure.

Mais pour le retour du Festival Lucien AKA le plus gros festival de musiques électroniques de la ville de Rouen, je me dois de faire un effort. En quelques minutes j’avais pris mes billets de bus direction la Seine Maritime (5€ le trajet, une affaire).

3 ans se sont écoulés depuis la dernière (et première) édition du Lucien, il était donc important pour les organisateurs de marquer le coup. Et au vu du programme c’est chose faite : du 10 au 16 septembre le collectif a organisé des conférences, expositions et open airs dans le centre ville rouennais. Le festival va plus loin qu’un simple événement musical, c’est un rendez-vous multi-culturel.

Votre reporter s’est rendu au Main-Event, soit la soirée de clôture du festival, qui enchante de part sa programmation bigarrée. Räar, Parfait, S3A, AWB, Premiesku (live), Tom Trago et Âme (live), se partagent ce line-up qui oscille entre les mélodies claires et les nappes obscures. De l’or pour les oreilles.

J’arrive un peu trop tard pour profiter de la performance de S3A qui s’annonçait pourtant colorée (j’ai passé l’après-midi à témoigner mes respects sur la tombe de Jeanne d’Arc). Je suis vite consolé par les roumains de Premiesku, avec leur live micro-house surprenant. Excellent pour une mise en jambe, j’ai à peine le temps d’engloutir deux bières que c’est déjà fini.. Pas grave, je poursuis ma nuit au dôme, où je passerai une grande partie de ma soirée.

C’est dire si les performances de Parfait et AWB m’ont séduit. Dans son set, Parfait mélange avec aisance des classiques de la techno (Rollin’ & Scratchin de Daft Punk ) avec des tracks beaucoup plus actuelles (comme ce remix de SHDW & Obscure Shape). Ca fait plaisir aux néophytes comme aux puristes.

Sur les 3h de son set, AWB a su entrainer le public vers une techno plus sombre, avec des passages véritablement envoutants. De plus, sa performance se mariait impeccablement avec le mapping qui recouvrait la scène Dôme.

(peak time du set d’AWB selon moi)

Galvanisé par ces deux performances, je pars recueillir quelques avis du public qui danse devant un Tom Trago des grands soirs. Voici une sélection de ce que j’ai pu entendre :

Tom Trago, version floue. (Mon téléphone, comme son propriétaire ne supporte pas la pluie)

 

– « La musique est bonne et l’ambiance est excellente. Par contre les bières se vident trop vite. »

– « Le set de Tom Trago est varié et taciturne c’est cool. » (je sais ça n’a aucun sens mais elle avait l’air d’apprécier)

– « Ca déboite c’est mieux que la Peacock. »

 

 

La soirée s’achève à 2h du matin, mais les nombreux fêtards encore excités ont continué la nuit aux afters prévus par le collectif. Repartie entre La Suite et au D3 Studio, la fête s’est poursuivie jusqu’au petit matin.

Ma bande, terrassée par la faim et le froid, a continué son bout de chemin dans le centre ville de Rouen sans passer par la case after. D’ailleurs petit bémol : pas d’espace couvert sur le site du Main-Event mis à part le petit intérieur du Dôme. Je sais que les normands sont des guerriers, mais pour les autres c’est le gel assuré !

Le Lucien, c’est le signal qu’attendait la scène électronique rouennaise pour revenir, ça se sent quand on voit les prochaines soirées prévues à la Suite, aux antipodes de sa programmation il y a quelques années (Anetha et Rolando sont annoncés pour le mois à venir). Alors rendons à César ce qui est à César : pour suivre la suite des aventures du Collectif Lucien c’est ici.

 

David Bola

 

 

 

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